30.04.2007
Mayard Monshipour : La rage d’être français (Grasset)
C’est donc d’une voix engagée pour la tolérance et l’intégration que parle l’ancien champion. La rage d’être français…ou le destin hors du commun d’un homme pas ordinaire !
Hélène GALTIER
23:11 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, monshipour, francais
27.04.2007
DE L’ART DE PREPARER LA RENCONTRE D'UN PEUPLE AVEC SON PREMIER REPRESENTANT
Au PS une bonne stratégie en prévision de la Présidentielle aurait dû consister à confier le parti à Dominique STRAUSS-KAHN (DSK) il y a quelques mois afin que son équipe modernise le PS et bâtisse enfin un véritable projet social-démocrate en s’inspirant des travaillistes anglais ou des sociaux-démocrates allemands et scandinaves. Alors, à l’approche de la Présidentielle, il aurait été envisageable de nouer des liens avec le centre droit français (l’UDF pour ne citer qu’elle) et, la démarche d’ouverture de François BAYROU aidant, les deux partis auraient même pu envisager la perspective d’un gouvernement centriste alliant sociaux-démocrates et centristes de droite et de gauche. Mais le PS ne s’est alors toujours pas remis du choc du 21 avril 2002 (d’ailleurs aujourd’hui nombreux sont les socialistes qui pensent revanche et non victoire !) et de ses déchirures internes consécutives au référendum sur la Constitution européenne.
Dans ce désordre le plus complet, Ségolène est arrivée comme la rose inattendue…Elle s’est imposée « médias battants » en privilégiant son apparence aux idées, la forme au contenu et en bénéficiant du vote des nouveaux adhérents socialistes.
Le résultat de cette absence de stratégie politique est le suivant. Le projet politique socialiste hésite entre lutte des classes et économie de marché : il faut laisser l’illusion de faire revivre la gauche plurielle dans la perspective de la Présidentielle. Dans le même temps, les militants se choisissent une candidate qui ne reprend le projet politique socialiste que par bribes et qui y ajoute quelques idées floues issues de la démocratie participative. DSK peut à coup sûr se r’habiller, la sociale-démocratie à la française n’est pas pour aujourd’hui…
Dès lors, il faut se dépêcher, 2007 arrive et la campagne de la Présidentielle va bientôt s’élancer. Sans parler du temps nécessaire à l’entreprise de « vampirisation » du phénomène SARKOZY. Contrairement au projet présidentiel de la candidate, cet objectif est primordial et mobilise à la fois son équipe de campagne et la direction du PS.
A la veille du premier tour Madame ROYAL se présente toute guillerette devant les électeurs sans projet clair, réaliste et intelligible pour son pays. Michel ROCARD et Bernard KOUCHNER, craignant un 21 avril bis au profit de François BAYROU, la pressent d’envisager avec ce dernier avant le premier tour un accord de désistement réciproque pour le second tour. Mais qui sont ces illuminés ? Que nenni, elle ne concèdera rien sur son programme et ses convictions !
Pourtant dans cet entre-deux tours, la voilà prête d’abord à envisager une rencontre avec François BAYROU pour réfléchir sur leurs éventuelles convergences, puis à lui tendre la main en élaborant des propositions communes, puis enfin à constituer un gouvernement commun réunissant socialistes et membres de l’UDF.
Sans parler de ce débat improbable entre une qualifiée au second tour et un déchu du premier, qui constituerait une violation des règles d’égalité des temps de parole des deux candidats finalistes. Nicolas SARKOZY exercerait une pression ou une menace sur les journalistes pour qu’il n’ait pas lieu. Et s’il ne faisait que preuve d’autorité afin que l’on s’en tienne au seul respect des règles définies préalablement et connues de tous ? C’est cela l’autorité juste ! Pourtant, en dépit du bon sens, Madame ROYAL et Monsieur BAYROU tentent par tous les moyens d’imposer ce débat qui, selon moi, constituerait une véritable injure au vote citoyen. Car pour être clair, ce débat si ardemment souhaité doit permettre d’attirer les voix centristes vers la candidate de gauche. En conséquence, le message que cette dernière devrait y délivrer serait un reniement de son message de présidentiable d’avant premier tour. Madame ROYAL aurait donc le don de tromper, de brouiller, d’outrer, de souiller…
Alors même qu’ils se sont ralliés le soir du premier tour à la candidate socialiste en appelant à voter pour elle au second tour, les autres candidats de gauche et d’extrême gauche doivent être satisfaits du si peu d’égards à leur encontre ! Mais, il est vrai que pour Madame ROYAL le vote utile les a laminés et qu’ils ne représentent plus rien. Sympathiques pour les quelques 3,5 millions d’électeurs concernés ! Désormais le mot d’ordre est : « Au centre toute ! » Après la gauche plurielle de Lionel JOSPIN, Ségolène ROYAL nous prépare « la centritude socialisante ». Je ne sais pas si vous savais ce que c’est mais moi je crains une certaine forme de maladie rampante, une anesthésie superficielle des esprits…
A cette séduction grossière, déplacée et outrageante des centristes et de leurs électeurs s’ajoutent les attaques de Ségolène ROYAL sur le tempérament et la posture de Nicolas SARKOZY. Cette tactique lui permet de masquer le contenu exact de son pacte présidentiel et démontre son incapacité à comparer véritablement les deux projets, soit parce qu’elle n’en a pas, soit parce qu’il n’est pas adapté à la situation réelle du pays.
De telles attaques sont indignes du débat et une injure faite aux 11,5 millions d’électeurs qui ont choisi son adversaire. Monsieur SARKOZY est un républicain de droite autant que Madame ROYAL est une républicaine de gauche. Que le candidat UMP bâtisse un projet ayant pour vocation de rassembler tous les Français, y compris ceux qui ont pu dans le passé voter FN, n’en fait pas un candidat extrémiste. C’est une posture naturelle dans un débat démocratique où tout citoyen électeur doit avoir le choix d’exprimer un avis sur des propositions diverses et variées. Le candidat UMP a l’ambition de convaincre des électeurs en déshérence qui le 21 avril 2002 ont voté FN par rejet, dépit…
Moi, ce qui me surprend plutôt c’est que ni la gauche républicaine, ni même l’extrême gauche n’a été capable de ramener vers elle tous les membres de cet électorat ouvrier dont une partie se retrouve en réalité dans le projet de Nicolas SARKOZY. Les détracteurs de Nicolas SARKOZY seraient mieux inspirés de convaincre à nouveau cet électorat.
A l’espoir qu’une majorité d’électeurs français choisisse le 6 mai prochain le candidat dont le projet est le plus réaliste, le plus viable pour notre avenir commun, j’ajoute le vœu sincère suivant. Que les socialistes aient le courage de réformer leur parti, de faire évoluer leur idéologie vers plus de modernisme et de progrès. Dans mon esprit et pour être clair cela revient à confier la direction de leur parti à DSK, le seul capable de créer un véritable parti social-démocrate. C’est la seule issue pour eux de constituer une majorité gouvernementale gérable et efficace, par opposition à la gauche plurielle. Ce dessein potentiel peut devenir réalité accessible si dans le même temps l’UDF se transforme en Parti démocrate, rassemblement clairement affirmé de centristes de droite et de gauche. Une coalition de ces deux mouvements, que les Verts et les Radicaux de gauche pourraient aussi rejoindre, constituerait alors une solide et forte majorité de gouvernement.
La création à droite de l’UMP dès 2002 est un exemple à suivre. Coalition de Gaullistes, Radicaux de droite, Chrétiens-démocrates et Libéraux, ce mouvement a immédiatement dirigé la nation et son ambition affichée a été de gouverner dans la durée notre pays afin de le réformer en profondeur. Des tensions internes ont existé, reflet d’une libre expression des sympathisants, militants et élus. Mais un projet présidentiel et un programme législatif ont été bâtis dans la concertation et sur la durée. Ce qui explique le réel contraste entre d’une part la précision du projet et la bonne organisation de la campagne de Nicolas SARKOZY et d’autre part l’impréparation et le flou qui jaillissent de la campagne et du projet de Ségolène ROYAL.
Choisir le projet peut être trop ambitieux mais volontariste, réaliste et clair de l’un présente moins de risques que d’opter (par défaut) pour la soi-disant confiance qu’inspirerait plus l’autre. Je ne veux pas croire que des électeurs soient naïfs au point de penser que cette seule confiance que peut inspirer Madame ROYAL permette le retour de la croissance. Au XXIème siècle, si la gestion de l’économie relevait de l’incantation, de la prophétie voire de la prédiction, les politiques n’auraient plus rien à faire. Et nous pourrions élire Elisabeth TESSIER Présidente de la République ! Une autre jolie brune…Humour second degrés, je prends mes précautions avec les inconditionnelles de Ségo et autres ardentes féministes.
Dans le choix d’un candidat à la Présidence de la République, la confiance qu’il inspire est évidemment nécessaire et indispensable, tout comme l’espoir qu’il peut faire naître. Mais ces deux critères ne jaillissent pas seulement d’une apparence physique, d’une expression corporelle ou d’une posture, ils peuvent aussi jaillir à la lecture de propositions. Choisir le futur Président de la République est un droit, demain peut-être un devoir. Mais un bon exercice de ce droit devrait nécessiter l’obligation par l’électeur de lire le projet de chaque candidat, corollaire nécessaire à l’obligation faite aux candidats de communiquer en toute transparence leurs propositions aux électeurs. Cela témoignerait d’une réelle ambition civique et éviterait que le peuple français ne s’abandonne à l’incertitude de lendemains qui déchantent…
Que chacun aille voter en son âme et conscience le 6 mai…dans l’espoir que la France ne récolte pas les jours suivants les cruelles épines d’une rose fanée.
Damien LECHARPENTIER
Pour votre information, quelques éléments d’appréciation très intéressants :
Eric Besson "redoute" la victoire de Royal
Eric Besson fustige "le populisme" de Ségolène Royal - Yahoo! Actualités
Éric Besson: "Sarkozy est plus qualifié que Royal pour présider la France"
Mea culpa d'Eric Besson lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy - Yahoo! Actualités
N.B.: Je précise que Eric Besson, député de la 4ème circonscription de la Drôme, est un homme libre et qu’il se considère toujours socialiste bien que siégeant désormais parmi les non-inscrits sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Sa liberté est telle qu’il a d’ailleurs apporté son soutien à la candidate socialiste investie aux législatives dans la 4ème circonscription de la Drôme, celle là même où il fut lui-même investi par la PS et élu député en juin 2002. Je ne peux m’empêcher de croire que l’ambiance est à ce point délétère au PS qu’un homme de gauche convaincu comme lui en arrive à quitter la politique.
13:30 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou ; Besson ; Royal ; Sarkozy ; PS ; UDF ; UMP
21.04.2007
POUR NOUS C’EST SARKO !
En 1995, Jacques Chirac mettait en avant la fracture sociale. Une décennie plus tard ce thème est toujours d’actualité, émeute en banlieues, crise du CPE, crise du logement, chômage élevé. Cette fracture sociale résulte avant tout d’une crise économique.
Pour y remédier, le 22 avril 2007, les français devront voter pour le candidat qui a le programme économique le plus efficace, le plus pragmatique, c’est-à-dire, de notre point de vue, Nicolas Sarkozy. En effet, ses propositions semblent aller dans le bon sens et ce pour trois raisons essentielles :
1) Il propose de réformer l’Etat qui est la condition sine qua non au retour de la croissance dans notre pays. Pour cela, il faut mettre un terme à l’augmentation de la dette, ce qui passe notamment par une réorganisation du secteur public et le non remplacement d’environ la moitié des fonctionnaires qui partiront à la retraite. En outre, il faudra aussi abolir les régimes spéciaux.
2) Il veut revaloriser le travail qui ne se partage pas mais se crée. En travaillant plus, on augmente les revenus de la population donc leur pouvoir d’achat. Ainsi se développe une dynamique favorable à l’emploi.
Plein emploi et accès à la propriété facilite l’intégration des personnes issues de l’immigration
3) Enfin il propose de réformer l’enseignement supérieur en prônant l’autonomie des universités, des filières qui débouchent sur un emploi. Cette réforme est une des plus importante dans ce monde de l’innovation.
Voter Sarkozy, c’est permettre le redémarrage de la France. Mais c’est aussi faire évoluer les mentalités, de redonner espoir, de mettre fin à la société de l’assistanat, de remettre l’individu au centre de la société, de faire confiance à l’individu.
Le Comité de Rédaction.
14:51 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, france, sarkozy, élections, présidentielle


